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Take Away Show Special – Cult of Youth

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http://www.blogotheque.net/2013/01/28/cult-of-youth/
 
Here is the second Take Away Show that we got to film for La Blogotheque with the wild Cult of Youth.
 
Born out of a love for the post-industrial music and culture that had inspired him ever since he had first discovered music as a teenager, Cult of Youth began as a series of home recordings by founder Sean Ragon.
 
I learned from the producer Francois Vesin that the american band was touring in Berlin. And we set up a short meeting before their concert.
We had to shoot pretty quickly, and this setting actually fit well to the music, we had to literally follow the energy of the leader Sean Ragon to actually shoot something making sense out of this burst of musical rage. We shot two songs, and this one is the very last take we filmed.
 
Here below is the text written by Francois Vesin:
 
Le micro du chant nous ayant lâché en cours de route, nous n’avons pu sauver qu’une seule chanson de la session de Cult Of Youth. Dommage, certes, mais il nous reste quand même cette version brutale de Garden Of Delights. Un hymne sauvage qui nous a explosé en pleine face et laissé pour morts dans ces ruines de la DDR.
On s’est donné rendez-vous dans un bâtiment abandonné aux alentours d’Ostkreuz. Le quartier est une friche géante où les travaux n’en finissent jamais. Seul le bruit des trains insuffle un peu de vie dans les lieux en faisant vibrer le béton. Perfectos cintrés, avant-bras bien encrés et bières à la main, le groupe semble être descendu dans le coin pour mettre une branlée à la bande rivale. Petite réminiscence des règlements de compte qui se déroulaient dans le coin vingt ans plus tôt, quand keupons et skins se foutaient sur la gueule en bastons rangées.
D’ailleurs, Sean Ragon est prêt à en découdre, il tient à peine en place. Le mec n’attend qu’une chose, c’est de pouvoir jouer pour évacuer ce trop plein de fureur. Le genre de garçon qu’on a dû bourrer de Ritaline pendant son enfance. Ou pas assez, c’est selon. Il lance les hostilités en éclatant sa bière contre le mur, dans un geste un peu théatral.
La violoniste n’est pas venue pour cette tournée, alors tant pis, on remplacera tout par des percussions. On a la bonne idée de commencer dans un tunnel et Sean a beau s’égosiller, ses cris peinent à couvrir le vacarme martial des tambours. Les curieux, sortis de nulle part, commencent à affluer. On doit nous entendre de loin.
On se déplace finalement vers ce qui ressemble à un ring de bêton, où Sean entre en guerre lui même. Et l’humanité entière, aussi.Les micros sont dans le rouge, les mâchoires serrées et les yeux révulsés. Les tambours solennels rythment ce combat brutal dont l’issue reste incertaine. jusqu’au bout , jusqu’à l’épiphanie. Quand le chant fraternel finit par surgir de la mélêe, triomphaL “L’amour prévaudra”, Cult Of Youth vous l’avait promis.
 
Text by Francois Vesin
Cult of youth – Love will prevail
10/10/2012, Berlin
 
Film by Stephan Talneau
Camera: Philipp Griess, Stephan Talneau
Editing: Clementine Decremps
Produced by:Francois Vesin, Anastasia Levy,Chryde, Berliner Moment for La Blogotheque
 
Cult of youth:
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